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La grande question

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« Vous avez abordé la Terre (Santé S& C N°1), l’Eau (Santé S& C N°2), et cette fois-ci vous annoncez un numéro sur la Lumière. La Terre, l’Eau, le Feu, pourquoi pas l’Air dans un prochain numéro et vous aurez traité les quatre éléments ? », s’interrogeait l’un de ces lecteurs attentifs et éventuellement critiques qui font toute la richesse et la dynamique d’un journal comme le notre.

« Connais premièrement la quadruple racine De toutes choses : Zeus aux feux lumineux, Héra mère de vie, et puis Aidônéus, Nestis enfin, aux pleurs dont les mortels s’abreuvent », écrivait le philosophe présocratique Empédocle, résumant cette théorie des quatre éléments sur lesquelles ont reposé pendant des siècles les sciences traditionnelles, y compris la médicale.

« Mais, poursuit notre lecteur, votre parti pris de tenir la balance égale entre la Tradition et la Modernité, les savoirs anciens et la médecine contemporaine conventionnelle et académique, est un pari intenable : vous devrez choisir ! Car dans le concret, que proposer à quelqu’un qui souffre ? Les antibiotiques, les anxiolytiques et autres inventions en « ique », thérapies géniques ou prothèses cybernétiques ? Ou les approches naturelles et respectueuses validées par des siècles de savoir reposant sur une sagesse dont le monde actuel s’est malheureusement détourné ? »

Une telle question ne peut se résoudre par une simple spéculation, par une rumination mentale : l’épreuve doit être celle des faits. Le fait central, quand il s’agit de santé, c’est la personne qui souffre. Que proposer au cancéreux dans sa douleur et sa détresse, pour simplifier et résumer : chimiothérapie et radiothérapie ? Ou cure de jus de légumes bio ? La réponse des tenants de la médecine dite « globale et intégrative » est que l’un n’exclut pas l’autre : une approche qui nous paraît à la fois riche et prudente.

Mais, au-delà des « cas » individuels dans toute leur diversité, la grande question posée, souvent au cœur des polémiques entre Anciens et Modernes, dans le domaine de la santé, est celle de la durée de vie. Les médicaments du XXe siècle, quels que soient les effets secondaires multiples et inquiétants qu’on puisse leur imputer, n’ont- ils pas en un espace de temps d’à peine cent ans fait progresser la durée de vie moyenne de plusieurs dizaines d’années ? Ce fait indiscutable ne coupe-t-il pas court à toute polémique sur la valeur comparée dans la pratique de la science moderne et des traditions aussi respectables soient-elles ?

L’être humain, affirmaient les anciens savants chinois, est fait pour vivre au moins 120 ans. Avec une espérance de vie moyenne d’environ 85 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes (en France), la médecine contemporaine nous a fait avancer de plusieurs grands pas dans cette direction. Comment le nier ? Pour autant, répondront non sans quelque raison les tenants d’une attitude fondée sur la tradition et ancrée dans le respect de la vie, vivons nous mieux : cette longévité ne s’est-t-elle pas obtenue au prix de la qualité de vie ? Vivre plus longtemps mais vivre mal, est-ce cela qu’on appelle le progrès ?

Parce que ces deux arguments, celui de la quantité et celui de la qualité, sont tout autant à prendre en compte, oui nous pouvons et même nous devons maintenir cette posture ouverte et non-sectaire qui caractérise la démarche rédactionnelle de Santé, Science & Conscience et que nous déclinons avec obstination depuis un an d’un éditorial à l’autre de ce magazine.

Bonne lecture !

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